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Les substituts nicotiniques

 

 

Rappel : En France, en 2020, 25,5 % des 18-75 ans déclaraient fumer du tabac quotidiennement : ces taux sont parmi les plus élevés recensés dans les pays occidentaux. Responsable de plus de 75 000 décès estimés en France en 2015, le tabac constitue la première cause de mortalité évitable. Pourtant, près de 6 fumeurs sur 10 déclarent vouloir arrêter.

 

La majorité des fumeurs arrêtent de fumer sans aide. Pourtant, un fumeur accompagné par un professionnel de santé pour arrêter de fumer a davantage de chances de réussir que seul.

C'est pourquoi la Haute Autorité de santé (HAS) recommande en premier lieu un accompagnement par un professionnel de santé permettant un soutien psychologique, et un traitement médicamenteux si nécessaire.»

Les traitements médicamenteux sont recommandés pour soulager les symptômes de sevrage, réduire l'envie de fumer et prévenir les rechutes.

La HAS préconise de combiner des formes orales de substituts nicotiniques pour lesquelles la nicotine est libérée rapidement (gommes, comprimés, pastilles, inhaleurs ou sprays buccaux) à des patchs pour lesquels la nicotine se libère progressivement (durant 16 ou 24 heures selon les cas)

 

Qui peut prescrire les substituts nicotiniques

Outre les médecins et sages femmes, la loi du 26 janvier 2016 autorise également à prescrire les traitements nicotiniques de substitution les médecins du travail, les chirurgiens dentistes, les infirmiers et les masseurs-kinésithérapeutes.

Dans le cadre de cette loi, les sages femmes ont bénéficié d'un élargissement de leurs droits de prescription à l'entourage de la femme enceinte ou accouchée.

 

Quid des produits de vapotage ?

Les produits dits de vapotage, plus connus sous le nom de « cigarettes électroniques ne sont pas des produits de santé et peuvent contenir ou non, une substance addictive, la nicotine.

À la demande des autorités sanitaires, le Haut Conseil de santé publique (HCSP) a actualisé fin 2021 son avis relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique pour évaluer en particulier la place des produits de vapotage dans l'arrêt du tabac.

Ce rapport conclut qu'il n'y a, actuellement, pas de preuve scientifique suffisante permettant d'affirmer que les produits du vapotage puissent constituer une aide à l'arrêt de la consommation de tabac.Ils ne doivent pas être utilisés durant la grossesse.

 

Plus Plus d'infos sur le sevrage tabagique

 


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